Depuis le 7 octobre 2023, les actes antisémites se sont multipliés en Belgique, soulevant des interrogations sur lampleur et la nature du phénomène. Comment les Belges perçoiventils les Juifs, lantisémitisme et le conflit au MoyenOrient ? Quelle part de la population nourrit aujourdhui des préjugés antisémites ? Quelles en sont les origines et quels segments sont les plus exposés ? La haine antisémite estelle réellement de retour, structurelle, « instrumentalisée » ou largement contextuelle, cestàdire corrélée aux soubresauts du conflit de Gaza ?

Afin déclairer ces questions et de poser un diagnostic rigoureux, lInstitut Jonathas lance une série denquêtes dopinion dune ampleur inédite en Belgique. Cette étude est consacrée spécifiquement à la Région de Bruxelles-Capitale. Son objectif est double : dune part, approfondir les résultats de 2024 qui révélaient [à rebours des attentes] des Bruxellois plus enclins aux préjugés antisémites que leurs compatriotes wallons et même flamands ; dautre part, élargir la focale en interrogeant les Bruxellois sur leurs perceptions des Juifs, mais aussi sur leurs opinions relatives aux relations femmeshommes, aux personnes LGBTQIA+, à des énoncés complotistes ou à des sujets tels que la peine de mort ou la place de la religion dans la socié.

— ENGLISH VERSION —

Since 7 October 2023, anti-Semitic acts have multiplied in Belgium, raising questions about the scale and nature of the phenomenon. Horn do Belgians perceive Jews, anti-Semitism and the conflict in the middle East? How much of the population currently harbours anti-Semitic prejudices? What are the origins of these prejudices and which segments of the population are most exposed? Is anti-Semitic hatred really back, structural, ‘instrumentalised’ or largely contextual,
i.e. correlated mith the upheavals of the Gaza conflict?

In order to shed light on these questions and mahe a rigorous diagnosis, the Institut Jonathas is launching a series of opinion polls on a scale never before seen in Belgium. This study focuses specifically on the Brussels-Capital Region. Its objective is twofold: on the one hand, to examine in greater depth the results of 2024, which revealed [contrary to expectations] that Brussels residents mere more prone to anti-Semitic prejudices than their Walloon and even Flemish compatriots; on the other hand, to broaden the focus by asking Brussels residents about their perceptions of Jews, but also about their opinions on gender relations, LGBTQIA+ people, conspiracy theories and topics such as the death penalty and the place of religion in society.